Protocole d’accord de reprise d’entreprise : guide complet

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Sommaire

🏢 Comprendre le protocole d’accord de reprise d’entreprise

Le protocole d’accord est une étape cruciale dans le processus de cession d’une entreprise. Il formalise les engagements des parties et fixe les conditions essentielles de la transaction. Avant d’entrer dans les détails de sa rédaction et de son contenu, il est important de bien comprendre son rôle, ses implications et sa différence avec l’acte de cession définitif.

🔹 Définition et rôle du protocole d’accord de reprise d’entreprise

Dans la cadre d’une reprise d’entreprise, le protocole d’accord, également appelé promesse de cession, est un contrat préliminaire signé entre le cédant (vendeur) et le repreneur (acheteur). Il sert à :

Matérialiser par écrit les résultats des négociations entre les parties.
Fixer les conditions essentielles de la cession reprise d’entreprise, notamment le prix, les modalités de paiement et les conditions suspensives.
Engager juridiquement les parties à poursuivre la cession, sous réserve du respect des clauses définies dans le protocole.

Ce document est particulièrement important car il apporte une sécurité juridique en détaillant toutes les étapes et obligations des parties avant la finalisation de la cession d’entreprise. Il évite ainsi tout malentendu et protège les intérêts de chacun.

En général, la signature du protocole d’accord de reprise d’entreprise intervient après plusieurs semaines de négociations et après que l’acheteur a eu accès aux informations nécessaires sur l’entreprise. Une fois signé, il marque une avancée décisive vers la cession définitive.


🔹 Différence entre protocole d’accord et acte de cession

Il est essentiel de ne pas confondre le protocole d’accord et l’acte de cession :

CritèresProtocole d’accord de repriseActe de cession d’entreprise
NatureAvant-contrat, engagement conditionnelContrat définitif et irrévocable
ContenuFixe les conditions de la cession (prix, modalités, conditions suspensives, garanties)Finalise et formalise le transfert de propriété
Engagement des partiesEngagement sous réserve de la réalisation des conditionsEngagement ferme et définitif
Moment de signatureAvant la cession, après négociationsAu moment du transfert officiel de l’entreprise

Ainsi, le protocole de cession d’entrepris d’accord précède l’acte de cession et pose les bases contractuelles de la transmission de l’entreprise. L’acte de cession/reprise, quant à lui, intervient une fois toutes les conditions remplies et officialise le transfert effectif de propriété.


🔹 Importance de la lettre d’intention (LOI) pour reprendre une entreprise

Avant la rédaction du protocole d’accord, une lettre d’intention (Letter of Intent ou LOI) peut être établie par l’acheteur. Ce document marque le début des négociations et joue un rôle clé dans la préparation du protocole d’accord.

Rôle de la lettre d’intention pour reprendre une entreprise

✔ Exprime l’intérêt de l’acheteur pour l’acquisition de l’entreprise.
✔ Permet au vendeur d’accorder une exclusivité de négociation à l’acheteur pendant une durée déterminée.
✔ Définit les principaux termes de la future cession (prix indicatif, périmètre de la transaction, audits à réaliser).

✅ Contenu essentiel de la lettre d’intention pour la transmission d’une entreprise

📌 Identification des parties (vendeur et acheteur).
📌 Objet de la cession (titres de la société ou fonds de commerce).
📌 Prix provisoire ou méthode d’évaluation du prix.
📌 Conditions suspensives (obtention d’un financement, réalisation d’audits).
📌 Engagement de confidentialité et exclusivité des négociations.

Bien que la lettre d’intention ne soit pas un engagement définitif, elle structure les discussions et prépare la rédaction du protocole d’accord. Une fois les conditions précisées et les audits réalisés, les parties passent alors à la négociation finale du protocole d’accord, qui scelle un engagement plus ferme.

📜 Les éléments essentiels du protocole d’accord de transmission d’entreprise

Le protocole d’accord est un document contractuel détaillant toutes les conditions et modalités de la cession d’une entreprise. Il doit être rédigé avec précision pour éviter toute ambiguïté ou contestation ultérieure. Cette section présente les éléments clés qui doivent impérativement figurer dans ce document.


🔹 Identification des parties et présentation de l’entreprise dans le cadre d’une transmission d’entreprise

L’une des premières parties du protocole d’accord concerne l’identification des parties et la présentation de l’entreprise objet de la cession.

✅ Identification des parties à la cession / reprise d’entreprise

Le document doit clairement indiquer :
L’identité du cédant : Nom, prénom (s’il s’agit d’un particulier), raison sociale (s’il s’agit d’une société), adresse, statut juridique, et rôle au sein de l’entreprise.
L’identité de l’acheteur : Nom ou dénomination sociale, adresse, forme juridique et, si l’acheteur agit via une holding, mention des liens entre cette entité et lui-même.

✅ Présentation de l’entreprise à transmettre

Cette section décrit en détail l’entreprise concernée par la cession :
📌 Renseignements généraux : Dénomination sociale, statut juridique (SARL, SAS, etc.), capital social, numéro SIRET, code APE, TVA intracommunautaire.
📌 Activité de l’entreprise : Nature de l’activité exercée, marché ciblé, clients et fournisseurs principaux.
📌 Données financières : Chiffre d’affaires des dernières années, état des bénéfices, endettement éventuel, état de la trésorerie.
📌 Situation juridique et sociale : Existence de litiges en cours, contrats de travail des salariés, engagements financiers et commerciaux.

Dans le cas d’une cession de fonds de commerce, il est aussi important de lister les éléments concernés par la vente : clientèle, matériel, contrats commerciaux, licences ou brevets, stocks, etc.


🔹 Fixation du prix et modalités de paiement pour la revente d’entreprise

Le prix de cession est un élément central du protocole d’accord. Il peut être fixe, ajustable, ou faire l’objet d’un complément de prix selon certaines conditions définies.

✅ Détermination du prix de vente de l’entreprise

Prix ferme et définitif : Le prix est fixé dès la signature du protocole et ne pourra plus être modifié.
Prix ajustable : Le prix peut être révisé avant la cession définitive en fonction de certains critères (examen des comptes, évolution du chiffre d’affaires, audits).
Clause d’earn-out (complément de prix) : Une partie du prix est conditionnée aux performances futures de l’entreprise sur une période définie (généralement 1 à 3 ans).

✅ Modalités de paiement de prix de vente de l’entreprise

Le protocole d’accord de transmission d’entrepris précise également comment le paiement sera effectué :
📌 Paiement comptant du prix d’achat d’entreprise : L’acheteur règle la totalité du montant à la signature de l’acte de cession (souvent par chèque de banque ou virement sécurisé).
📌 Paiement échelonné du prix de cession : Le prix de rachat d’entrepris est payé en plusieurs échéances sur une durée convenue. Une garantie (gage, nantissement) peut être demandée par le cédant pour sécuriser le paiement le prix de cession.
📌 Paiement en titres du prix de cession : Si l’acheteur est une société, il peut proposer un échange d’actions ou de parts sociales au lieu d’un paiement en numéraire.

Le protocole de cession/reprise d’entreprise peut également mentionner les conditions d’un éventuel financement bancaire par l’acheteur et préciser si le paiement est soumis à l’obtention d’un prêt.


🔹 Gestion des éléments comptables et financiers pour une cession transmission

Le protocole d’accord de cession reprise doit également régler la question des comptes et engagements financiers de l’entreprise au moment de la transaction .

Comment sont traités les comptes courants d’associés pour l’opération de reprise ?

Les comptes courants d’associés sont des avances en trésorerie faites par les actionnaires ou dirigeants. Il est impératif de préciser dans le protocole :
✔ S’ils seront remboursés avant la cession.
✔ S’ils seront transférés à l’acquéreur avec la société.

✅ Que faire des dividendes et résultats en cours dans l’entreprise ?

Il est également nécessaire d’indiquer le traitement des bénéfices et dividendes encore dus :
📌 Le vendeur peut décider de se distribuer les dividendes avant la cession.
📌 Il peut convenir avec l’acheteur d’une répartition des résultats en fonction de la période de détention des parts.

✅ Que faire de la Trésorerie et dettes court terme et long terme ?

Le protocole de reprise doit préciser si la trésorerie de l’entreprise fait partie de la vente ou si elle sera retirée avant la cession. De même, il faut indiquer la gestion des éventuelles dettes de l’entreprise et leur impact sur le prix de cession.


🔍 Conditions et garanties pour sécuriser la cession dans un protocole d’accord de reprise d’entreprise

Le protocole d’accord de reprise d’entreprise constitue une étape décisive dans la transmission d’une société, car il formalise les conditions de cession et protège les parties contre d’éventuels imprévus. Afin d’assurer une transition sécurisée et fluide, il est essentiel d’inclure des conditions suspensives, des garanties spécifiques ainsi que des obligations précises pour le cédant et le repreneur. Ces clauses permettent de limiter les risques financiers et opérationnels et d’éviter tout litige post-cession.


🔹 Les conditions suspensives : un verrou juridique avant la cession définitive

Les conditions suspensives sont des clauses déterminantes du protocole d’accord de cession d’entreprise, car elles conditionnent la finalisation de la vente. Si elles ne sont pas remplies dans les délais impartis, la transaction peut être annulée sans que l’acheteur ou le vendeur ne soit contraint de poursuivre la cession.

Obtention d’un financement pour la reprise d’entreprise

Dans la majorité des reprises d’entreprise, l’acheteur finance l’opération via un prêt bancaire, parfois complété par des fonds propres ou des financements alternatifs. Le protocole d’accord pour une cession / reprise d’entreprise doit ainsi préciser :

  • Le montant du financement recherché ainsi que les conditions souhaitées (taux, durée, garanties exigées par la banque).
  • Le délai maximal pour obtenir un accord bancaire, au-delà duquel la cession pourra être annulée.

Si le repreneur ne parvient pas à obtenir son prêt dans le temps imparti, la transaction pourra être annulée sans indemnisation pour le vendeur.

✅ Réalisation des audits préalables à la transmission d’entreprise

Avant de confirmer son engagement, l’acheteur peut exiger plusieurs audits pour s’assurer de la viabilité de l’entreprise. Ces vérifications portent généralement sur :

  • L’audit comptable et financier : analyse des bilans, du chiffre d’affaires, des dettes et de la rentabilité.
  • L’audit juridique : vérification des statuts, contrats en cours, risques de contentieux.
  • L’audit fiscal et social : conformité aux obligations fiscales et sociales, passif potentiel.
  • L’audit opérationnel et commercial : solidité des relations clients et fournisseurs, état des stocks et équipements.

Si ces audits révèlent des anomalies majeures, l’acheteur pourra renégocier le prix de cession ou se retirer sans pénalité.

Obtention d’autorisations administratives et contractuelles

Certaines cessions nécessitent des autorisation préalables, notamment dans les secteurs réglementés (licences, agréments, autorisations préfectorales). De plus, l’accord de partenaires clés peut être requis, par exemple :

  • Les banques, si un prêt est garanti par un nantissement sur les actifs de l’entreprise.
  • Les clients stratégiques, si leurs contrats incluent une clause de changement de contrôle.
  • Le bailleur commercial, qui peut exiger son accord pour la transmission du bail.

L’absence de ces autorisations peut bloquer ou annuler la cession.


🔹 Les garanties du cédant : une protection essentielle pour l’acquéreur d’entreprise

Pour sécuriser la reprise, l’acheteur exige souvent des garanties du cédant afin de se prémunir contre des risques non anticipés. Parmi celles-ci, la plus courante est la garantie d’actif et de passif (GAP), qui protège l’acquéreur contre les dettes non déclarées ou les dévalorisations d’actifs post-cession.

Garantie d’actif et de passif (GAP) dans le cadre d’une cession d’entreprise

Cette garantie oblige le vendeur à indemniser l’acheteur si des éléments négatifs non révélés apparaissent après la cession, tels que :

  • Une augmentation de passif : redressement fiscal, litige prud’homal, dette non comptabilisée.
  • Une diminution d’actif : stocks invendables, créances irrécouvrables, perte d’un contrat majeur.

Le protocole d’accord de reprise d’entreprise doit détailler :

  • La durée de la garantie, généralement comprise entre 12 et 36 mois après la cession d’une société
  • Le plafond d’indemnisation, qui limite la responsabilité financière du vendeur de la société.
  • Les modalités d’application, définissant comment l’acheteur de la PME peut invoquer la garantie.

Déclaration de bonne foi du cédant d’entreprise

Le vendeur de la PME doit attester que toutes les informations fournies sont exactes et sincères. En cas de fausses déclarations, l’acquéreur pourrait engager une action en justice pour dol, entraînant potentiellement l’annulation de la cession d’entreprise et des dommages-intérêts.

Clause de non-concurrence post cession d’entreprise

Afin d’éviter que le cédant ne recrée une entreprise concurrente immédiatement après la vente, une clause de non-concurrence peut être incluse. Cette clause doit préciser :

  • La durée de l’interdiction, souvent entre 2 et 5 ans.
  • Le périmètre géographique concerné (local, régional, national).
  • Les activités interdites, définissant les secteurs où le vendeur ne peut intervenir.

Une clause excessive pourrait être jugée abusive et annulée par un tribunal en cas de cession d’entreprise.


🔹 Obligations des parties avant la finalisation de la cession de la société

Pendant la période entre la signature du protocole et l’acte définitif de cession, chaque partie doit respecter certains engagements afin d’assurer une transition fluide et sécurisée.

Obligations du cédant (vendeur)

  • Maintenir une gestion stable : le cédant doit continuer à administrer l’entreprise normalement, sans prise de décisions pouvant nuire à sa valeur (exemple : licenciements abusifs, ventes d’actifs stratégiques).
  • Fournir les documents demandés : il doit transmettre tous les documents comptables, juridiques et commerciaux requis pour les audits.
  • S’abstenir d’engager de nouvelles dettes : toute prise d’engagement financier important doit être validée par l’acheteur.

Obligations de l’acquéreur (repreneur d’entreprise)

  • Obtenir les financements nécessaires : l’acheteur doit finaliser ses démarches bancaires et de levée de fonds.
  • Mener les audits dans les délais impartis : il doit réaliser les vérifications convenues sans retard.
  • Anticiper la transition : il doit préparer son intégration en identifiant les ajustements nécessaires pour assurer la continuité de l’activité.

Si ces obligations sont respectées, la signature de l’acte de cession pourra être réalisée en toute sérénité.

⚖️ Clauses spécifiques et aspects juridiques du protocole d’accord de reprise d’entreprise

Le protocole d’accord de reprise d’entreprise ne se limite pas à la fixation du prix et aux conditions suspensives. Il doit également inclure des clauses spécifiques encadrant la relation entre le cédant et l’acquéreur avant et après la cession. Ces dispositions contractuelles visent à garantir la confidentialité de l’opération, prévenir les conflits et sécuriser les engagements mutuels. Parmi ces clauses, celles relatives à la non-concurrence, la confidentialité et la résolution des litiges sont essentielles pour assurer une transmission sereine et sans heurts.


🔹 Clause de non-concurrence et confidentialité : protéger les intérêts du repreneur d’entreprise

Dans une cession d’entreprise, le savoir-faire du cédant et ses relations commerciales constituent des atouts stratégiques. Afin d’éviter que le vendeur ne devienne un concurrent direct ou ne divulgue des informations sensibles à un tiers, il est indispensable d’intégrer des clauses spécifiques dans le protocole d’accord.

Clause de non-concurrence en cas de cession d’entreprise

Cette clause interdit au cédant d’exercer une activité concurrente à celle de l’entreprise cédée pendant une période déterminée. Elle vise à protéger l’acheteur contre toute tentative de détournement de clientèle ou de savoir-faire par l’ancien propriétaire. Toutefois, pour être juridiquement valable, elle doit être clairement définie et respecter certains critères :

  • Durée limitée : en général, entre 2 et 5 ans, selon le secteur d’activité. Une durée excessive pourrait être annulée par un tribunal.
  • Périmètre géographique défini : la restriction doit concerner une zone où l’entreprise exerce effectivement son activité (ex. : un département, une région, un pays).
  • Secteur d’activité ciblé : la clause doit préciser avec exactitude les activités interdites, en évitant des termes trop larges ou flous.

Si ces critères ne sont pas respectés, la clause pourrait être jugée abusive et donc inapplicable. En cas de violation, l’acheteur pourra réclamer des dommages et intérêts, voire engager une action en justice pour concurrence déloyale.

Clause de confidentialité pour une transaction d’entreprise

Avant et après la cession, les parties ont accès à des informations confidentielles concernant l’entreprise : comptes financiers, données clients, stratégies commerciales, brevets, etc. Une clause de confidentialité interdit donc au cédant comme au repreneur de divulguer ou d’utiliser ces informations à des fins personnelles ou commerciales.

Le protocole d’accord doit préciser :

  • Les informations couvertes : données financières, contrats en cours, fichiers clients, etc.
  • La durée de l’obligation de confidentialité : souvent entre 2 et 5 ans après la cession.
  • Les sanctions en cas de violation : dommages et intérêts, voire action judiciaire.

Cette clause protège aussi bien l’acheteur (qui évite que des informations sensibles ne soient révélées à des concurrents) que le vendeur (qui peut être encore lié à l’entreprise durant la transition).


🔹 Clause de médiation et gestion des litiges : anticiper les conflits dans le cadre de cession d’entreprise

Même avec un protocole d’accord rédigé avec rigueur, des désaccords peuvent survenir entre l’acheteur et le vendeur avant ou après la cession. Afin d’éviter des procédures judiciaires longues et coûteuses, il est recommandé d’inclure une clause de médiation ou d’arbitrage, qui définit les modes de règlement des conflits.

Clause de médiation et arbitrage

Plutôt que d’engager immédiatement une procédure judiciaire, les parties peuvent convenir de recourir à une médiation ou à un arbitrage pour résoudre un litige de manière amiable.

Le protocole doit mentionner :

  • L’obligation de tenter une médiation avant toute action en justice.
  • L’organisme ou la juridiction compétente pour gérer le litige (ex. : tribunal de commerce, chambre d’arbitrage).
  • Le délai de résolution maximal avant d’envisager une procédure judiciaire.

La médiation permet généralement d’aboutir à un accord négocié entre les parties, limitant ainsi les coûts et les tensions. L’arbitrage, quant à lui, conduit à une décision qui s’impose aux parties mais reste plus rapide qu’une procédure classique devant les tribunaux.

Clause de juridiction compétente pour transaction de cession d’entreprise

Si un litige devait malgré tout être porté devant la justice, le protocole d’accord doit préciser le tribunal compétent pour statuer sur le différend. En général :

  • Si l’entreprise cédée est une société française, c’est le tribunal de commerce du siège social qui est désigné.
  • Si l’un des acteurs est basé à l’étranger, il peut être précisé si la juridiction française ou une instance internationale est compétente.

Cette clause permet d’éviter toute ambiguïté et de prédéterminer les règles applicables en cas de contentieux.

🔹 Gestion de l’entreprise entre protocole et cession définitive : éviter toute déstabilisation

Entre la signature du protocole d’accord et l’acte de cession définitif, plusieurs semaines voire plusieurs mois peuvent s’écouler. Pendant cette période intermédiaire, il est crucial de maintenir la stabilité de l’entreprise et de définir avec précision les responsabilités du cédant et du repreneur.

Rôle et obligations du cédant durant la transition post cession

Le vendeur reste souvent en position de gestion jusqu’à la signature définitive de l’acte de cession. Il doit donc :

  • Gérer l’entreprise de manière prudente sans prendre de décisions risquées.
  • Préserver la valeur des actifs et ne pas modifier significativement la structure de l’entreprise (ex. : ne pas licencier du personnel clé ni conclure de nouveaux contrats engageants).
  • Faciliter l’accès aux informations pour permettre à l’acheteur de finaliser les audits et préparer la transition.

Dans certains cas, une période d’accompagnement post-cession peut être prévue afin d’assurer une passation en douceur. Cela permet au repreneur de bénéficier de l’expérience et du réseau du cédant pendant quelques mois après la vente.

Implication du repreneur avant la cession définitive

L’acquéreur, bien que n’ayant pas encore le contrôle effectif de l’entreprise, doit également prendre des engagements :

  • Finaliser le financement et les formalités administratives nécessaires à la cession.
  • Respecter les délais d’audit et de levée des conditions suspensives.
  • Préparer son intégration en rencontrant progressivement les équipes et en anticipant les éventuels changements organisationnels.

Si ces engagements sont respectés, la transition entre les deux parties sera plus fluide, réduisant ainsi les risques de tensions et de complications avant la cession définitive.

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